Samedi 3 octobre 2009
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20:26
La lune m’a ouvert l’océan
Celui qui coulait vers ta douleur
Le chant des rochers trop intense
M’a empêché d’entendre tes pleurs
Tu voulais te fondre dans l’azur
Disparaître au coeur des corolles
Au-dessus de toi, l’orage naissait
Embrassant la mer par saccade
Que la mer est belle sans bateaux
Que le phare est seul sans marins
Que puis-je faire pour t’apaiser?
A part rester jusqu’au dernier jour
Jusqu’au recul des océans
L’orage frappait et tu tremblais
J’ai donc amassé les bois de bois
Que la marée avait déposés
T’apportant la seule lumière
J’ai alors prié les cormorans
De s’envoler avec tes peines
Les coquillages étaient muets
Dans mon coeur battait un hymne
Que la brise est douce en mer
Que les étoiles semblent moins loin
Que puis-je faire pour te poser ?
A part rester jusqu’au dernier jour
Jusqu’au recul des océans
L’orage vient de se museler
Il offre l’horizon à la pluie
Sur le sable quelques esquisses
Pour éclipser l’aura de tes maux
Que reste-t-il de la Mer Morte?
Que les vagues semblent fragiles
L’orage s’est achevé alors
Sur ton apaisement, bien avant
Le recul des océans.
Par Anonyme
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Vendredi 2 octobre 2009
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19:52
Les affaires reprennent ! Pff ! Et le toit sur lequel je voudrais le crier est indisponible...
Par Anonyme
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Jeudi 1 octobre 2009
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18:50
J’ai une tonne de bonnes nouvelles et, à force d’entendre et de lire ces « petites natures » qui s’épanchent à droite et à
gauche pour des conneries, j’ai envie de tout garder pour moi !
Par Anonyme
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Lundi 28 septembre 2009
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18:51
Chers lecteurs, je quitte Bono pour Mathew Bellamy. 
Et oui, après presque bientôt douze ans...
Par Anonyme
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Jeudi 24 septembre 2009
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22:17
Je devrais arrêter de regarder ces films de naze... Après je me mets à réfléchir...
Par Anonyme
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Lundi 21 septembre 2009
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22:33
Je déteste au plus haut point les personnes qui se réjouissent de la peine des autres !
Par Anonyme
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Jeudi 17 septembre 2009
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19:30
L’être humain a la faculté d’inventer des jeux débiles. Elle fait partie de sa nature profonde depuis qu’il s’est mis à
réfléchir. En premier lieu, il a créé le feu après avoir eu un moment de clarté. L’instant d’après, il a conçu la guerre. Enfin, il a amusé la galerie en développant le travail à la chaîne.
L’homme espère se simplifier la vie. Il finit par se la compliquer. Pour le travail à la chaine, il s’en est pris aux machines qu’il a imaginées de plus en plus performantes, voire
complexes nécessitant au passage de nombreuses années d’études pour en comprendre chacun des rouages. Après les machines, l’homme a attaqué la résistance de ses travailleurs. Le résultat
final a conduit à la crise du pétrole dans les années 70.
**** n’a pas connu cette période.
Ses parents, oui.
****, né dans la décennie qui a suivi a vécu d’autres phénomènes : la course à la rentabilité. Pas celle menée par les cadres supérieurs des entreprises et qui tentent de mettre celles-ci devant
les autres. Non. **** vit la lutte implacable entre les collègues. Les salariés se battent entre eux au nom de l’esprit d’entreprise. Chacun veut être meilleur, de peur de perdre sa place. Le but
final est, qu’en vérité, la société soit portée par les gens d’en-bas et qu’elle soit attirée de façon continuelle vers le profit. A défaut, la faute de cet échec leur sera imputée
directement.
**** est le produit involontaire de la crise du pétrole dans les années 70.
L’entreprise pour laquelle il travaille depuis quatre ans a vu le jour en 1958. Spécialisée dans la fabrication de téléphones, elle a fini par se tourner vers les nouvelles technologies de la
communication et vers la mobilophonie et ce, dès l’apparition du portable.
Les vestiges de la première ère sont inscrites dans le patrimoine immobilier : les briques rouges du bâtiment initial cohabitent – avec ou peu de goûts selon les points de vue – avec les vitres
réfléchissantes de la nouvelle aile, construite à la fin des années 2000.
**** appartient au Service de résiliation des abonnements. Sa vie est pépère. Il n’est pas un gentil, il n’est pas un méchant ; seulement un gars qui comme, l’homme depuis pas mal de millénaires,
se complique la vie.
Après l’obtention de son diplôme en technique de qualification, il a postulé chez Telefoon en Kommen (TEK), comme son père et son grand-père l’ont fait. Avec un sentiment de fierté parce que ses
aînés ont tous fait une longue carrière ; preuve de leurs très bons services dans la société. **** gagne des cacahuètes mais se satisfait de la sécurité d’emploi.
**** est un bon employé. Pas un excellent employé ; sinon il serait accrédité à monter dans les ascenseurs réservés aux salariés qui comptabilisent le nombre le plus faible de résiliation de
contrats. **** n’est pas pour autant un mauvais employé : il n’a jamais fait partie des salariés, susceptibles d’être éjectés du marché du travail.
En fait, la société pour laquelle il travaille a développé une culture d’entreprise particulière. Chaque quinzaine du mois, le Service interne de Surveillance des Salariés, le SISS, établit le
classement des trois pires salariés du mois. Les critères retenus sont : la vie en communauté, l’image et le travail. Le dernier vendredi du mois, les salariés sont invités à sauver par textos
envoyés à un numéro spécial mis à leur disposition deux des trois individus. Les deux premiers regagnent leur poste. Celui qui a comptabilisé le moins d’envois est invité à débarrasser le
plancher. Toujours de son plein grès, sans indemnité pour les membres restants de sa famille. Ce système, qui a vu le jour en Asie, a déjà fait ses preuves.
A ce jour, aucune résistance n’a été constatée : les perdants ont tous exécuté les instructions.
**** a été surpris d’apprendre la pratique lors de la signature de son contrat. Mais comme son père et son grand-père n’avaient jamais eu de problèmes, il était convaincu de n’avoir rien à
craindre. Le système capitaliste avait été poussé à l’extrême ces deux dernières décennies; il reposait sur un principe : menacer de botter les fesses des employés jusqu’au sang et ce, afin de
les contraindre à toujours donner le meilleur d’eux-mêmes en toutes circonstances.
Par Anonyme
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Mercredi 16 septembre 2009
3
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22:38
Une copine m'a posé une question : "C'est qui le Hérisson?" Je te réponds ici (j'en profite qu'il ne lira jamais ces
lignes) : Le Hérisson c'est comme... une étoile inaccessible au loin quand je regarde le ciel ; un bijou vu en vitrine et dont je suis séparée par une foutue vitre que je n’ai pas le
droit de casser ; un objet à la valeur trop chère pour moi. Le Hérisson, c'est comme une guitare que j’ai dans ma chambre alors que je ne sais pas jouer une seule note avec ; c'est comme un livre
dont je suis incapable de comprendre tout le symbolisme parce que je n'ai pas assez de culture. Le Hérisson, c’est un être au physique parfait, aux cheveux noirs et piquants comme un marqueur. Ah
le Hérisson, c'est toute une histoire que je ne maîtrise pas. Quand je le vois, je suis incapable d'aligner une phrase sans passer pour une débile, incapable de me trouver à proximité
sans avoir le cœur à la limite de l’explosion tant les coups s'accélèrent. Ah le Hérisson, c’est une histoire en cours d’écriture depuis six ans. Je ne me rappelle même plus la première fois où il
était sur mon chemin. Je me souviens juste de cette impression d’hystérie qui me guette quand il marche sur l’autre trottoir alors que je l’observe à la fenêtre. Le Hérisson est un sentiment
incomparable qui m’envahit aujourd’hui alors que je pensais la flamme éteinte depuis longtemps. Ah, le Hérisson… Et même s’il ne se passera jamais rien, j’aime l’impression qu’il me laisse chaque
fois que je le vois. Comme une musicienne qui joue du piano d’une façon si légère et qui s’en souvient quand elle n’a pas son instrument entre les doigts. Je n’aime pas le Hérisson, je suis juste
amoureuse de ce duvet qu’il place sur mon cœur à chaque fois que mes yeux se posent sur lui. Le Hérisson, c'est celui qui me rappelle sans cesse que je suis un vilain petit crapaud et lui l'Eden
que mes pieds ne fouleront jamais !
Par Anonyme
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Mardi 15 septembre 2009
2
15
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/2009
19:31
Pff ! Foutues réactions chimiques! Cette vieille époque n'est pas révolue...
Par Anonyme
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Lundi 14 septembre 2009
1
14
/09
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/2009
20:00
Nous flambons comme des feux de paille, uniquement pour nous éteindre.
Par Anonyme
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