Mon style est un peu trop dans l'action et j'ai eu envie de travailler ça alors je me suis lancé un exercice... J'avais une photo
qui traînait sur mon bureau - tirée de l'album " Black Holes and Revelations" de Muse -, je l'ai bien observée et le soir, je me suis entraînée à restituer ce que j'avais vu. Voilà le résultat.
J'ai travaillé les sens (la vue et l'ouïe principalement). Je vais retenter l'expérience avec les autres sens dès que possible.
Une main qui calque les va-et-vient d’un yo-yo sur les cordes d’une guitare me transporte sur les plateaux mexicains. Un souffle qui traînasse, pressé entre deux lèvres
indissociables, je me rappelle l’âpre solitude. Les images se polarisent sur Hyper Chondriac Music ; elle passe en boucle dans mes conduits auditifs.
La scène que ma plume (re)produit éclate en trois couleurs. L’argile à silex imprègne chaque parcelle de roche. Mon cœur brûle : le décor échappe à tout contrôle. Le soleil ne transperce pas le
ciel. Bleuté d’après ce que mes yeux rapportent, il n’a pas de limites. Un ruban de stratus rose le sépare de la terre. Il s’étale sur des kilomètres ; je ne vois pourtant qu’un carré de ce
bandeau qui fait penser à l’espérance. Son allure est fantasmagorique : des montagnes imaginaires indiquent au vent quelle direction prendre.
Des palourdes façonnées par l’érosion renvoient à l’abandon complet de la terre à la nature. Je me fracasse contre ces coquillages d’argile. Le pallier le plus tranchant ne parviendrait pas à
mettre en pièces le poème que j’ai écrit en mémoire de la liberté.
Aucune preuve n’est assez implacable pour me convaincre que ce que je regarde à travers une fine couche de verre blanc vit ailleurs que dans mes globes oculaires.
Par Anonyme
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Je réfléchis en ce moment à la création d'une chanson - principalement sur les paroles. Vu que je suis assez nulle en musique... Voici le début...
La baronne Von Blixen
A des ongles dégueulasses
Elle ne les récure pas beaucoup
La baronne Von Blixen
Que voulez-vous qu'elle y fasse?
Elle peut pas être partout
La baronne Von
Blixen
Chaque jour, un peu plus cradasse
Elle a pourtant plein de sous
Voilà la suite (on dit refrain ?)
Dès que je les vois, j'ai le bourdon
C'est brun, c'est sale, cachez-les moi
Ces doigts qui vont me faire choir
Non mais! On n'est pas des cochons
Faut te payer des gants si y'a qu'ça
Ou te laver les mains chaque soir.
La baronne Von Blixen
Celle qu'on suit à la trace partout
Même quand elle traîne à Paris
La baronne Von BLixen
Est partie au mois d'août
Se dégoter un joli mari
La baronne Von Blixen
Elle les dégoûte à chaque coup
Avec ses doigts qui sentent le surimi
C'est une improvisation tombée un beau matin de juin. Tel un éclair de génie... J'attends
que l'inspiration me souffle la suite...
Quelle est la différence entre le génie et la folie? Une personne - merci de me dire son nom si vous le savez - a répondu : le succès.
Par Anonyme
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" Quand je vois la bêtise humaine de certains, j'ai vraiment envie de les priver de lumière !"
-> moi.
Par Anonyme
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« Le respect est une valeur qui se perd » ; cette phrase, les adultes la sortent aux enfants quand ils ont l’insolence de leur couper la parole
ou de poser une question embarrassante pendant une discussion « réservée aux grands », selon eux. Nous l'avons tous entendue au moins
une fois jusqu'à aujourd'hui. Cette semaine, j’ai eu le temps de cogiter sur la thématique et de me rendre compte que les adultes d’hier n’étaient pas loin d’avoir raison.
Ça a commencé lundi : je rentre du travail et ma maman m’explique qu’elle a vu un des voisins balancer son sac (plastique) d’ordures dans le jardin d’une maison inhabitée depuis plusieurs années.
Une explication ? En Islande, les habitants ont de gros soucis avec les poubelles : les sacs poubelles sont payants, raison de plus pour polluer le quartier entier. Ils le font, en général, en
pleine journée, à la vue de tous et quand ils se font choper, ils n’ont pas une once de remords. Ils recommencent à peine le camion de l’intercommunale parti. Pourtant, y a pas de quoi
fouetter un chat : payer un rouleau de sacs ne ruine pas un budget.
Comment expliquer ça alors ? J’ai ma théorie : je pense que mes voisins ont des problèmes relationnels avec les poubelles. Ils ont honte, en somme, du mot et de ce qu’il représente. Il faut bien
avouer un truc : c’est pas jouissif d’avoir des poubelles mais c’est un mal qui découle de l’existence même de l’individu. A partir du moment où on naît, on est condamné à produire des déchets.
Non ? Je poursuis mon raisonnement philosophique : refuser d’avoir des poubelles, c’est refuser d’avoir une vie. Parce que dans une vie, on mange, on boit, on consomme puis on jette. Si on
n’assume pas d’avoir des déchets, c’est qu’on renie sa propre existence. Je vais même plus loin : je jette donc je suis.
Mardi, le thème a été : le respect du travail d’autrui et de la création. A l’occasion d’un reportage, je me rends dans un musée et là, je vois des œuvres d’art contemporain – qui n'ont pas
été réalisées par des artistes professionnels mais qui ne manquaient ni d’idées ni de valeur – abîmées, cassées voire volées. Interrogations auprès de la Responsable qui me rétorque qu’elle
n’aimerait pas que ça s’ébruite parce qu’elle n’aurait plus de lieu pour exposer et qu’à défaut de mieux, elle se tait. Perso, lieu d’exposition ou pas, si ça venait à arriver à mes créations, je
ramasserais tout et je m’en vais.
Deux jours plus tard, autre lieu, autre exposition, un groupe de c… s’est amusé à sauter à pieds joints sur une œuvre comme le font des gamins de trois ans. L’acte est purement stupide et non
intentionnel ; apparemment, les individus étaient bourrés. Là encore, je suis choquée par le manque de respect envers l’art et je compte bien faire un papier sur ça. Mais le phénomène pose une
autre question : le public – je parle pour mon bourg – n’est pas sensibilisé à la question de l’art contemporain. C’est vrai que la discipline est difficile d’accès, je le concède, mais ce n’est
pas parce qu’on ne comprend pas qu’on doit dégrader.
Etant pas mal sur la route depuis quinze jours, je me suis également rendue compte que le respect au volant est un mythe. Au carrefour, il y avait de quoi se marrer en comptant le nombre
d’inconscients qui s’engagent sans pouvoir dégager le lieu, les camionneurs qui font des tentatives d’intimidation pour que les automobilistes les laissent changer de bandes. Ça me rappelle les
cours de récré où le plus grand intimide le plus petit. Risible et navrant.
Cette semaine a été la Semaine locale du respect oublié. J’ai été choquée de voir le nombre de personnes qui n’ont le respect de rien ; à commencer par le respect d’autrui. Dire « bonjour » est
un acte commun ; non, pas pour tout le monde. Enfin, là c’est un autre souci. Refuser de dire « bonjour » est l’information publique qu’un tiers tente de renier l’existence de l’autre. C’est un
peu vite oublier le fait que je jette donc je suis.
Par Anonyme
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Prenez le temps de chanter, de rire, de vous amuser. Tout le monde sait bien qu’après tout la vie est souvent jolie quand on la prend du bon
côté.
Charles Trenet in Prenez le temps de chanter.
Vive le temps ! Il me rend heureuse pour ma part.
Par Anonyme
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J'aime bien écouter cette chanson ces temps-ci. Ne me demandez pas pourquoi... C'est sans doute l'une des rares chansons où je comprends ce que
Mylène raconte. Non, pas frapper ! N'empêche que j'aimerais bien écrire un truc aussi joli un jour dans ma longue vie.
Loin très loin du monde
Où rien ne meurt jamais
J'ai fait ce long
Ce doux voyage
Nos âmes se confondent
Aux neiges éternelles
L'amour cachait
Son vrai visage
Oh viens, ne sois plus sage
Après tout qu'importe
Je sais la menace
Des amours mortes
Gardons l'innocence
Et l'insouciance
De nos jeux d'antan, troublants.
N'aie pas de regret
Fais moi confiance, et pense
A tous les "no way"
L'indifférence des sens
N'aie pas des regret
Fais la promesse, tu sais que
L'hiver et l'automne n'ont pu s'aimer
Debout la tête ivre
Des rêves suspendus
Je bois à nos amours
Infirmes
Au vent que je devine
Nos lèvres éperdues
S'offrent des noces
Clandestines
N'ouvre pas la porte
Tu sais le piège
De tous les remords
De l'anathème
Je me fous des saisons
Viens, je t'emmène
Là, où dorment ceux qui s'aiment.
N'aie pas de regret ...
Par Anonyme
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Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : "Souviens-toi!"
Les vibrantes douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible ;
Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: "Souviens-toi !" - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : "Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
Remember ! Souviens-toi! prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or !
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! C'est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente ; souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor' vierge,
Où le Repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira Meurs, vieux lâche! il est trop tard !"
Charles Beaudelaire.
Par Anonyme
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