Jéronimo, le chanteur, a sorti un nouvel album. Il a l'air chouette. Voici sa page My space. Coup de coeur pour le titre Irons-nous voir Ostende?
Hé là ! Marie-Jeanne a eu tort de se jeter du pont de la Garonne ; elle ne sait pas ce qu’elle a ensuite raté. Si au
moins l’ami Joe lui avait eu le temps de lui chanter « Bordeaux, la ville dont on tombe amoureux », comme le clament de nombreuses personnes là-bas. C’est vrai que la ville a de quoi
séduire : un physique agréable, une âme et du caractère.
Bordeaux, la ville qui en cachait une autre ! Derrière des façades de pierres en calcaire, se cachent des rues étroites où les chats domestiques grimpent avec majesté sur tous les toits. Austère
avec des bâtisses alignées sur des artères qui n’en finissent plus, « La belle endormie » s’est époussetée et revit après deux décennies d’errance urbaine. Son âme reste marquée par les spectres
de la pollution d’hier qui encrasse encore plusieurs bâtiments, du commerce triangulaire fait d’échanges d’épices et d’esclaves, et d’un système totalitaire, à la moitié du 20e siècle, qui a volé
plusieurs années à l’Humanité.
Si aujourd’hui le chef-lieu de l’Aquitaine s’inscrit dans un élan dynamique vers le futur, il le doit à la force de caractère de plusieurs hommes… tombés amoureux d’une métropole à qui ils
souhaitaient rendre quelques couleurs.
Bordeaux prend aujourd’hui une nouvelle voie, celle du développement durable. Les espaces verts sont préservés et gérés avec soin. Les pistes cyclables pullulent parce que la circulation a été
(re)pensée avec douceur. Les trams peuplent les grands axes routiers. Et voilà les automobiles aussitôt reléguées sur la troisième voie, à défaut d’emprunter une voie de garage.
Même le soleil semble vivre pour Bordeaux : à son réveil ou son coucher, il grave sur les pierres ses rayons laissant ensuite s’échapper des faisceaux colorés destinés à faire fondre les plus
romantiques.
Tomber amoureux d’une ville, comment est-ce possible ? Rien de plus simple, il suffit de ne plus faire qu’un avec elle, comme l’a décrit si bien François Mauriac : « Cette ville où nous naquîmes, où nous fûmes un enfant, un adolescent, c'est la seule qu’il faudrait nous défendre de juger : elle se confond avec nous, elle est nous-mêmes ;
nous la portons en nous. L'histoire de Bordeaux est l'histoire de mon corps et de mon âme.
»
S.Z.
La photo du bijou en entier. Les couleurs ne semblent pas excellentes mais le gros plan ci-dessous permet de mieux se
rendre compte.
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