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La lune m’a ouvert l’océan
Celui qui coulait vers ta douleur
Le chant des rochers trop intense
M’a empêché d’entendre tes pleurs
Tu voulais te fondre dans l’azur
Disparaître au coeur des corolles
Au-dessus de toi, l’orage naissait
Embrassant la mer par saccade
Que la mer est belle sans bateaux
Que le phare est seul sans marins
Que puis-je faire pour t’apaiser?
A part rester jusqu’au dernier jour
Jusqu’au recul des océans
L’orage frappait et tu tremblais
J’ai donc amassé les bois de bois
Que la marée avait déposés
T’apportant la seule lumière
J’ai alors prié les cormorans
De s’envoler avec tes peines
Les coquillages étaient muets
Dans mon coeur battait un hymne
Que la brise est douce en mer
Que les étoiles semblent moins loin
Que puis-je faire pour te poser ?
A part rester jusqu’au dernier jour
Jusqu’au recul des océans
L’orage vient de se museler
Il offre l’horizon à la pluie
Sur le sable quelques esquisses
Pour éclipser l’aura de tes maux
Que reste-t-il de la Mer Morte?
Que les vagues semblent fragiles
L’orage s’est achevé alors
Sur ton apaisement, bien avant
Le recul des océans.
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