Les deux clowns de la Francophonie

Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 18:52

Consternation au sein de la troupe de Certains l’aiment chaud : Michèle M., le rôle féminin principal du spectacle, a annoncé qu’elle quittait l’aventure.

Son attachée de presse a expliqué dans un communiqué de presse – et dans un français approximatif – qu’au bout de deux représentations, la comédienne avait le sentiment d’avoir fait le tour de son personnage et songeait se consacrer à corps perdu dans le cinéma.

Reste à savoir si ce sera comme ouvreuse (une fonction qu’elle a occupée de 1972 à 1973) ou en tant qu’actrice.

Sylvain P. ne cache pas ses inquiétudes quant à l’avenir de Certains l’aiment chaud. Il a déclaré au facteur du quartier de la Francophonie en Islande qui lui posait des questions à ce sujet : « Faut toujours qu’il y ait une blonde pour nous foutre dans la merde ! »

Christian P. a promis lui aussi de rédiger un communiqué où, à l’inverse de son frère selon lui, il aura quelque chose d’intelligent à dire.

Robert H. n’a fait aucun commentaire.

* Ceci est une fiction.

Par Anonyme - Publié dans : Les deux clowns de la Francophonie
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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 11:12

 


La première générale de Certains l’aiment chaud s’est tenue dans la grande salle d’initiatives de J., en Islande.

Pas moins de trois cent personnes se sont donné rendez-vous pour ce spectacle, considéré par certains comme l’événement culturel de l’année. Tous les sièges étaient occupés. Comme l’a précisé l’attachée de presse devant la porte principale : « Faut pas croire, beaucoup ont payé leurs places ! ». Des dizaines de fans étaient également rassemblés devant les portes des bâtiments dans l’espoir d’entrevoir les personnages principaux dont les deux frères P.

Les clowns vedettes, fidèles à leur réputation d’excentriques, sont arrivés dix minutes avant le début de la pièce. Une attitude qui a déplu au metteur en scène, Robert H. Ce dernier avait demandé expressément, par voie recommandée, aux comédiens de venir dès midi afin de répéter une dernière fois ensemble.

Sylvain P., loin d’être au meilleur de sa forme physique, portait un pantalon moulant vert pomme tandis que son fraternel arborait un costume dont la coupe ressemblait de façon étrange à ceux portés par les Beatles dans les années 60.

Les deux frères ont ensemble gravi quelques marches avant de prendre la parole pour remercier toutes les personnes qui avaient cru en eux dès le début. Parmi les anonymes, se trouvaient quelques membres des Chauffards anonymes, venus soutenir leur acolyte repenti.

Michèle M., seul rôle féminin de la pièce, a elle aussi pris la parole quelques instants et confié : « J’ai pas intérêt à avoir un trou ! Si non, je suis grillée dans le métier… » Une confession qui a attendri pas mal de monde; un « Ohhhhhhhhhhhh ! » pathétique s’élevant alors dans les airs parmi la foule.

L’euphorie était à sa comble, les services de sécurité sur les dents, guettant le moindre comportement suspect. Un cri a été poussé, l’un des spectateurs a trébuché sur son chien. Il a fallu plusieurs dizaines de minutes avant que les agents comprennent qu’il s’agissait d’un incident isolé et non d'une tentative de sabotage visant à casser l’entrée des deux comédiens amateurs.

Certains l’aiment chaud a été une jolie surprise. Rien à dire ! Si le premier acte a été troublé par les soubresauts fatiguant d’un rideau (trop!) capricieux et les hésitations de jeu de Christian P., les deux frères ont fait preuve de beaucoup de talent, connaissant leurs répliques sur le bout des doigts. A moins que tout le mérite ne revienne à l’excellent souffleur qui officiait dans son trou ?

Selon l’avis de plusieurs professionnels du milieu, la deuxième partie pâtissait néanmoins d’un jeu irrégulier, dans la mise en scène. Plusieurs spectateurs confiaient à la fin de la représentation avoir été séduits par la qualité d’un spectacle que beaucoup auraient cru foireux, selon eux.

La deuxième représentation sera celle de la confirmation… ou de l’oubli.
* Ceci est une fiction !

Par Anonyme - Publié dans : Les deux clowns de la Francophonie
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 11:12

 


La prochaine cérémonie des Radio gaga Awards est programmée en décembre. Les Responsables ont dévoilé la liste des artistes nominés qui vont concourir dans l'une des 13 catégories. Parmi les artistes plébiscités, les deux frères P. retenus dans les catégories suivantes : révélation française de l’année, révélation internationale de l’année, artistes masculins de l’année, artistes internationaux de l’année, duo français de l’année, duo international de l’année.

 

Quant à Michèle M., elle est nominée dans deux catégories : artiste féminine de l’année et artiste internationale de l’année.

 

Plusieurs mouvements de protestation se sont faits entendre pour signaler qu’il était anormal que les deux frères P. et Michèle Mercier soient nominés alors que leur spectacle n’a même pas encore été présenté aux professionnels du milieu ni à la presse.

 

Robert H. s’est exprimé à ce propos dans une interview accordée au journal L’Univers : « On a bien vendu des milliers d’exemplaires du prochain album de U2 alors qu’il n’avait même pas encore été enregistré ! »

 

Sylvain P. a également déclaré à propos de ces nominations son désaccord de partager avec son frère le prix d’artiste masculin de l’année. Il a ajouté : « L’un de nous est de trop dans ce duo et ce n’est pas moi ! Cherchez l’intrus lors de la première générale… »

 

Il reste dix minutes au public pour sauver ses candidats préférés. Uniquement par SMS, chaque texto sera facturé 10 euros. On ne répétera jamais à quel point l’industrie du spectacle est en crise.

La cérémonie sera présentée la veille de Noël en direct depuis la tour de Big Ben en Angleterre par la Reine Elisabeth II et retransmise sur toutes les chaînes du monde entier. Encore une soirée de merde en perspective !
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Par Anonyme - Publié dans : Les deux clowns de la Francophonie
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 08:30
Le comité de l’Académie suédoise a fait connaître la liste des lauréats au Prix Nobel de la culture pour l’année 2009. Parmi eux, une surprise : les frères P.
Les jurés ont été séduits par leur action en faveur de la culture dans un quartier sous-développé islandais.
Donald D., star du dessin animé chez Dix nez et dix nez, explique son mécontentement dans un communiqué adressé à l’Agence de presse islandaise (API). Selon lui, le prix revient à Mike Y. qui n’a eu de cesse pendant toute sa carrière de favoriser l’accès à la culture des tout-petits.
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Par Anonyme - Publié dans : Les deux clowns de la Francophonie
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 08:00

Suite à une action intentée par le Fan club des frères P., la rédaction de Zone Franche a été contrainte par un livreur de journaux mandaté à lire toutes les interviews de Christophe Mahé depuis qu’il a commencé à sortir des âneries dans les programmes de télévision.

Le fan club avait, en effet, trouvé déplacé que le rédacteur de l’article ait pu ne serait-ce que penser que les frères P. étaient de mauvais conducteurs.

La rédaction a fait appel de cette décision et demande que la peine se limite à l’écoute intégrale des albums de Magali Vahé.

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Par Anonyme - Publié dans : Les deux clowns de la Francophonie
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 12:50
Nouveau coup de théâtre à quelques jours de l’avant-première : la date de la première représentation a été reportée. En cause : Sylvain P., un des rôles principaux, a annoncé qu’il était indisponible ce soir-là pour raison dentaire. Il s’en explique : « J’avais complètement oublié que j’avais pris un rendez-vous chez mon dentiste. Impossible de déplacer la date, l’agenda du médecin est full jusqu’en avril et j’ai besoin  de ses soins. Quand j’ai confirmé la date, j’ai dit jeudi et il a compris vendredi. » Son frère s’est exclamé à cet instant : « On ne répétera jamais assez l’utilité d’ouvrir ses portillons. »
Les affiches ont été imprimées, les invitations ont été envoyées et le bourgmestre Mario von B. est déchaîné : « Quelle bande de cons ! a-t-il hurlé à l’ingénieur du son en pleine conférence de presse. Tout le protocole a été invité ; soit plus de 800 personnes. Comment on va faire pour prévenir tout ce beau monde à une semaine de la première ? »
L’attachée de presse s’est montrée particulièrement rassurante et  sereine : « De ce côté, je suis tranquille… J’avais déjà prévu le coup en imprimant des courriers annonçant cette nouvelle. Entre nous, vu le faible nombre de personnes qui ont répondu à l’invitation, je ne risque pas d’être débordée si je dois les prévenir par téléphone. » Un paradoxe quand on sait que les places se vendent comme des petits pains auprès du grand public.
Dans les coulisses, on a une autre version que celle des soins dentaires : Sylvain P. aurait été condamné par le Tribunal de roulage à se présenter chaque semaine à une réunion des «Chauffards anonymes » dont la rencontre se tient justement le soir de la première générale. En effet, il y a plusieurs semaines, selon une source proche du parquet, l'humoriste raté a été arrêté après avoir roulé à une vitesse de 52 Km dans une zone où la limite de vitesse est fixée à 50 km. Déclenchant par la même occasion la fureur des associations de protection des grenouilles, fréquentes dans cette partie de l’Islande, et qui traversent cette rue en pleine nuit.

* Ceci est une fiction.
Par Anonyme - Publié dans : Les deux clowns de la Francophonie
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 20:00

 

Cinq semaines que les répétitions de la pièce Certains l’aiment chaud vont bon train. Chaque jour, une équipe de quarante personnes investit le Syndicat d’Initiatives de J*******, en Islande, pour faire vivre le projet de doux rêveurs. Anonyme s’est glissée dans les coulisses et vous livre l’envers du décor.

 

Le Syndicat d’Initiatives de J*******. Ce vieux bâtiment qui a échappé à la démolition à deux reprises - parce que les membres du Conseil communal ont su graisser les bonnes pattes - devient le centre de toutes les attentions. C’est ici que les rencontres du club " Seniors, bientôt au home "  se réunissaient il y a peu… jusqu’à ce que Christian et Sylvain P. fassent La Une des journaux locaux.

Il est 11h30. Les frères franchissent la porte. Les répétitions ont pris du retard ; Robert H. est énervé. « Vous étiez où ? » questionne-t-il. Les deux stars ne répondent pas. Christian lève les yeux au ciel, comme par provocation. La veille, l’équipe a travaillé tard sur les décors. Parce qu’ils se considèrent au-dessus de ça, les humoristes ont refusé de donner un coup de main. L’ambiance est électrique : un des ingénieurs du son confie : « J’ai travaillé avec Johnny, je n’ai jamais vu deux gars faire tant d’air dans ce métier. »

Plusieurs représentants de centres culturels ont fait le déplacement. L’une des représentantes s’adresse à son voisin : « Est-ce que ça vaut la peine de dépenser autant de thunes pour ça ? On dirait que les deux P. ne connaissent même pas leurs textes. J’ai peur… » Sept scènes doivent être répétées aujourd’hui. Sur le plateau, les musiciennes de la scène du train se mettent en place. Michèle M. hurle : « Qui m’a piqué ma clef USB ? ». C’est le branle-bas de combat. Une des assistantes s’agite : « J’en ai marre de chercher ses affaires… Hier, c’était son gloss qu’on a cherché toute la journée. »

L’équipe est enfin prête pour les répétitions. Entre chaque recommandation de Robert H., les deux frères discutent ou boivent. Le metteur en scène dit aux comédiens de reprendre la scène et conseille à Sylvain, qui joue Junior, de jeter un regard plus attentif sur Michèle M.  La comédienne explique qu’elle ne se sent pas à l’aise avec son partenaire : « Quand il me regarde, on dirait qu’il bave sur une cannette ! » Une technicienne se marre : Robert H. l’invite à quitter la salle.

 

Déjà la pause

L’heure du déjeuner est là. Les deux frères s’éloignent à l’extérieur. « On ne peut pas fumer ici… L’autre jour, mon mégot est tombé à terre et j’ai failli foutre le feu aux câbles. Depuis, je " clope " dehors. » L’équipe et le metteur en scène sont dans la cuisine. « Pépé (le plus âgé. NDLR) a préparé une ratatouille aux carottes. On est binaises. (contents en patois. NDLR) ».

La pause s’achève. Chacun regagne la scène principale, les frères sont déjà en place. Michèle M. tarde à venir : elle est partie se changer plus loin et traîne dans les toilettes. Une assistante prévient : « Elle va encore nous trouver un truc à chercher ! ».

Plusieurs attachées de presse sont là : « Les répétitions avancent bien, nous sommes dans les temps. » Au même moment, Robert H. lâche : « Grouillez-vous, on n’est pas à l’heure mine de rien! » Les attachées de presse reprennent : « Oui, c’est-à-dire que nous accusons un léger retard ce jour mais sinon on est toujours dans les temps.» Une assistante passe près d’elles, elle discute avec une autre jeune femme : « Je doute que tout soit en ordre pour la première… » Les communicantes nuancent : « Ce qu’elle veut dire, c’est que la date de la première a peut-être été fixée dans la précipitation… »

Les doublures sont là, le souffleur de théâtre a un trou de mémoire, le chef des décors a perdu ses aiguilles et l’ingénieur du son assure que quelque chose lui a piqué les fesses dans la cuisine. Les répétitions reprennent, le deux frères se montrent professionnels. Robert H. leur explique qu’ils vont bientôt commencer les répétitions en costumes. Sylvain P. n’est pas d’accord : « J’aime pas me déguiser en femme, suis pas un gay ». Son frère lui explique que c’est nécessaire : « Les deux personnages principaux se travestissent pour échapper à la mafia… » Sylvain comprend mais demande à ne pas porter des talons hauts. Une des assistantes note et murmure à Michèle M. : « S’il avait quand même la chance de se casser la gueule avec des petits talons. » Les deux femmes s’esclaffent de rire.

La cloche de l’école voisine sonne. Il est l’heure. Tout le monde range ses affaires. Robert H. discute avec la représentante du Bing Bang Bing Band. Une des scènes nécessite de faire appel à des professionnels du jazz. Elle lui donne une liste de morceaux : « Nous savons tout jouer sauf Stranger in the Night, le morceau file le bourdon au chef d’orchestre. Nous l’avions déjà joué lors d'une fête scolaire et il s’est jeté du haut de la scène… »

La salle n’est pas vide complètement. Quelques personnes restent sur place pour la préparation des décors. Michèle M. pousse un cri de joie : « Je viens de trouver un bonzaï ! ». Dehors, les  frères regagnent leur voiture. L’autoradio fonctionne à fond, ils écoutent The fallen de Franz Ferdinand. Un titre prémonitoire…
* Ceci est une fiction. 

Par Anonyme - Publié dans : Les deux clowns de la Francophonie
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Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /Oct /2008 11:57

Les journalistes spécialisés le disaient fini : à 81 ans, Robert H. prouve qu’il a encore pas mal d’idées en stock. Auteur de l’adaptation de Certains l’aiment chaud de Billy Wilder au théâtre, il vient d’être chargé par les deux buzzés islandais d’assurer la mise en scène. Entretien avec un post-retraité heureux.

Anonyme : Pourquoi vous être présenté à ce casting ?
Robert H. : Un pote, Michel D., m’a inscrit sans me consulter… (Silence). Michel, si tu me lis... je vais te détruire !


Anonyme : Votre âge avancé a-t-il été un souci ?
Robert H. : Non, je ne pense pas… Du moins, j’ai pu facilement accéder au local de casting avec mon déambulateur. Avec le recul, je me rends compte que mon âge est un avantage. C’est une expérience enrichissante pour les deux frères.

Anonyme : Vous connaissiez les deux frères ?

Robert H. : Oui, indirectement, par le buzz que les médias ont fait autour de leur bêtise. Je ne les avais jamais rencontrés avant le casting. Des gars comme eux, le monde comique en voit débarquer tous les quarante ans. Le dernier, c’était Cali… et encore, il ne l’a pas fait exprès de glisser vers le comique.

Anonyme : Les frères P. n’ont plus, d’après d’autres humoristes…
Robert H. : Ils sont différents. Pour réussir, ils n’ont pas pu coucher et se sont donnés à fond dans le travail. Les critiquer comme le font certains de la profession me navre. D’accord, ils sont bouchers-charcutiers de formation ! D’accord, ils ont encore pas mal de boulot s’ils veulent arriver à jouer juste ; mais ils bossent comme des bêtes et sont prêts à tous les sacrifices et toutes les démesures. Ils sont touchants ; même si l’étiquette de poivrots déjantés leur colle à la peau. Il faut leur donner une chance ; le public l’a fait pour Christophe Maé.

Anonyme : Le quartier de la Francophonie continue à se montrer très dur avec eux. L’effort ne doit pas venir d’abord de ses habitants ?

Robert H. : Nul n’est prophète dans son pays. Moi-même, j’ai été reconnu en premier lieu par les critiques américaines et non par celles de mon pays natal. C’est un des nombreux points communs que les frères et moi avons : nous sommes des incompris artistiques.

Anonyme : Plusieurs collaborateurs se plaignent de leur comportement désagréable et teigneux. Que répondez-vous pour leur défense ?

Robert H. : (Agacé). Ces qualificatifs sont extrêmes, je trouve. Les mauvaises langues exagèrent toujours. Il est exact qu’ils sont mégalos, paranos, versatiles et alcoolos mais qui ne l’est pas dans ce milieu ? La différence est qu’ils n’ont pas attendu la célébrité pour l’être.

Anonyme : Christian picole plus que son frère ?
Robert H. : (Il regarde son staff, l’air interloqué). Quelle drôle de question ! Je réponds : rumeur et spéculation. (Il prend son bloc-notes et inscrit quelques mots)… Tiens, c’est pas mal comme titre pour un prochain projet... Christian a davantage ses lèvres contre le goulot des bouteilles. Nuance ! Il n’est pas plus ivre que son frère : il lève simplement plus souvent le coude.

Anonyme : Vous confirmez qu’il n’y a aucune tension lors des répétitions ?
Robert H. : Vous insistez ma parole ! Les répétitions sont de purs moments de bonheur. Zéro tension !

Anonyme : Une personne a été licenciée, ne niez pas !
Robert H. : Oui, Patrick B. été viré. Mais il le méritait. On ne pouvait pas garder un souffleur de théâtre qui répétait tout. (Il s’énerve). Revenons à la pièce, s’il vous plaît !

Anonyme : Le rôle de Marilyne Monroe a été confié à Michèle M., votre première muse. C’est un retour à vos premières amours ?
Robert H. : J’ai surtout été attristé par les derniers événements qui ont bouleversé sa vie. Son bonsaï préféré venait de perdre ses dernières feuilles, ses racines avaient été noyées après le passage de l’ouragan Evangelista. Elle n’a pas supporté de le voir nu et s’est tournée vers les médicaments. Elle prenait des vitamines toutes les demi-heures. Son facteur venait aussi de se tirer avec tout le courrier, la laissant sans lecture. Ce dernier drame a fini de me convaincre : je devais lui tendre la main.

Anonyme : On n’est loin du sex-appeal de Marilyne, non ?
Robert H. : Quelques injections de botox et le public ne verra pas la différence, croyez-moi ! 

Anonyme : D’autres noms ont circulé. Pourquoi avoir refusé de prendre Angelina Jolie ?
Robert H. : (Embêté). Les frères et moi avons eu de grandes discussions à ce propos. Nous avons fini par tomber d’accord. Sa beauté excessive a nui à sa carrière, c’est un fait, Clint Eastwood. est d’accord avec nous. Les spectateurs n’arrivent pas à distinguer son talent de sa beauté qui finit complètement par absorber l'attention de ceux qui la regardent. Il fallait aussi prendre un autre facteur en compte : le clan Aniston. Nous craignions qu’il débarque des tomates à la main à la première. Une fois les pour et contre pesés, elle ne convenait pas pour le rôle.

Anonyme : Pourquoi gardez-vous autant le secret autour de cette pièce ?

Robert H. : Si le spectacle est merdique, nous n’avons pas forcément envie que ça se sache avant la première.

Anonyme : Est-ce simple de mettre en scène des comédiens aussi nuls ?

Robert H. : Vous savez, moi ce que j’en pense… Du moment que la paie arrive, je pourrais encore apprendre à chanter à Lio.

* Ceci est une fiction. 

Par Anonyme - Publié dans : Les deux clowns de la Francophonie
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 20:10

 


Plusieurs dizaines de vedettes du showbiz battaient le pavé devant les portes du Syndicat d’Initiatives de J*******, en Islande. Un casting avait été organisé par Christian et Sylvain P. afin de trouver la perle rare : un auteur de textes drôles, capable de rendre intéressantes les pitreries quotidiennes des deux imbéciles.

Aveuglés par leur mégalomanie, les bouffons ont insisté pour que le service de sécurité soit assuré par la Police – une précaution critiquée ensuite par les partis de l’opposition au Conseil communal. Un jury a aussi été constitué : ses membres avaient reçu la délicate tâche de ne retenir – hormis les belles filles – que les auteurs dotés d'un carnet d’adresses fourni et de moyens financiers importants pour autoproduire leur projet. Ce qui n’a pas manqué d’énerver quelques stars dont Pascal O. qui s’est fait éjecter avant même d’avoir chanté deux notes : « Je ne comprends pas cette décision, a-t-il confié à la sortie. Je leur avais pourtant montré mon respect en leur présentant mes premiers textes comiques. J’avais étudié une scénographie et sorti ma plus belle veste. J’apprends ensuite qu’il m’avait mis, avant même de m’écouter sur une blacklist, des plus mauvais auteurs. »

Pascal O. n’a pas été le seul à se faire jeter du local de casting : Francis F., Joey S., Laurent R., Marc L., Franco D., ils ont tous reçu une mauvaise note.

A l’issue du casting, un nom a mis d’accord les jurés : celui de Robert H. Agé de 81 ans, il a raflé dans les années 60 sept statuettes d’argent pour son film Dominique, reine des Poufs avant de connaître une longue série de bides : Nabo et Léon, J’ai suLes onze additions, Josie Lapovrette , et plus récemment Bien sûr où il avait eu la prétention de vouloir remplir tout le stade de Suisse.

Dans son sac à main, Robert H. avait fourré son dernier projet en date : une version théâtrale du film Certains l’aiment chaud. Il a expliqué : « Dès que j’ai appris qu’il existait de tels malades sur terre, j’ai compris que c’étaient eux que j’attendais depuis mes quinze ans. Ils me rappellent le duo Lemon-Curtis. Il se dégage la même rythmique de l’humour, le punch est identique et ils me font mourir de rire. » Certaines mauvaises langues confiaient à la sortie que les deux frères n’avaient pourtant pas ouvert la bouche de toute la journée.

Christian et Sylvain P. sont rassurés : ils ont enfin des textes. L'un d'entre eux s'est laissé aller à la confidence à propos du choix des jurés : « Bon c’est clair qu’on l’a surtout pris parce qu’il ne prenait pas trop cher ; mais Robert semble être le meilleur des moins pires. »


* Ceci est une fiction.

Par Anonyme - Publié dans : Les deux clowns de la Francophonie
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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 10:38
Nouveau fait divers au quartier de la Francophonie en Islande : Christian et Sylvain P., les deux « m’as-tu vu » théâtraux du coin, se sont rendus au commissariat local pour déposer plainte contre X. Le motif ? Une valise noire contenant les textes de leur premier spectacle a été volée dans le local de répétition du Syndicat d’Initiatives de J*******.
Le Commissaire principal Alain C. a tenu une conférence le lendemain du vol où il a résumé les propos relatés par les frères dans leur plainte : « Deux blondes se sont glissées prétextant qu’elles souhaitaient les rencontrer. Elles leur ont déclaré être fans depuis leurs débuts. Christian P. s’est éclipsé pour aller chercher de la bière histoire de mettre de l’ambiance, a-t-il précisé aux policiers qui ont enregistré sa déposition. Quand il est revenu, il a trouvé son frère inconscient couché sur scène. Les deux blondes avaient disparus, emportant la mallette qui contenait les précieux textes. »
Le service « Indices, empreintes et tout le toutim » est descendu sur les lieux. Les  recherches ont été vaines : « Rien n’a été touché excepté l’un des deux comiques », a annoncé en ricanant le commissaire principal. Il a également expliqué qu’aucune autre action n’allait être engagée pour retrouver les deux suspectes : « A quoi bon s’entêter avec cette histoire ? Ce n'est quand même pas le script du prochain Tarentino ! J’ai conseillé à mes hommes de faire leur boulot au lieu de courir après les premières blondes venues ! ».
Les deux frères spoliés sont scandalisés : « On nous prend vraiment pour de la muise. Les honnêtes citoyens (Qui comptent quand même plusieurs délits de fuite à leurs actifs. NDLR) peuvent être volés impunément.  C’est une honte. Notre spectacle commençait enfin à prendre forme. » Christian et Sylvain P. accusent : « La troupe des « Gros chats en furie » cherche à se venger de la mort d’une des leurs, Fanny L. En plus, les membres de cette troupe ne supportent pas qu’on ait du succès auprès des médias. »
Interrogé à propos de la piste de la troupe vengeresse, le commissaire Alain C. s’est montré ferme : «Les Responsables des « Gros chats en furie » n’ont rien à voir avec ça. Ils savent que la mort de Fanny L. est accidentelle, nous leur avons présenté nous-mêmes les résultats de l’autopsie. La comédienne s’est étouffée avec un fruitella lors d’une bagarre générale. Les deux frères sont étrangers à cette mort.»
Christian et Sylvain P. ne cachent pas leur désespoir. Ils ont l’impression d’être abandonnés de tous : « A trois mois de la première, on a plus de textes. C’est une catastrophe. Comment allons-nous faire ? Il nous faut des auteurs ! Remettre ou annuler la pièce est impensable, les invitations sont parties et le brasseur a été commandé. » Les comiques lancent un appel : « Si vous êtes auteurs et que vous n’êtes pas blonds, il faut nous contacter. Même si votre travail est à c…, nous sommes prêts à lui donner vie. »

*Ceci est une fiction.
Par Anonyme - Publié dans : Les deux clowns de la Francophonie
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